De retour en France depuis 6 mois, je rêve encore de l’énergique pouvoir de la scène artistique que l’on découvre à Beijing.
Ce qui est étonnant c’est l’impression du dynamisme artistique chinois qui apparaît comme une véritable machine de guerre institutionnelle structurée et planifiée. Les artistes semblent avoir une solide formation basique à travers le réseau des académies d’art. Autour de Beijing, « les villages d’artistes » comme Song Zhuang, qui rassemblent plusieurs milliers de résidents sont de véritables petites villes modernes axées sur la création et sur la présentation artistique dans toute sa diversité pluridisciplinaire : peinture, sculpture, dessin, installation, performance, vidéo, musique, édition… Les ateliers des artistes ont une superficie de 50 m2 à 300 m2, voir plus. Pour certains artistes, l’atelier est gigantesque. Dans l’ensemble ces ateliers sont récents et confortables.
Nous sommes loin des misérables, précaires et minuscules espaces de travail des artistes nordistes. Je ne connais pas à Lille et sa métropole des ateliers d’artistes de ce type. Ces «villages d’artistes » s’étendent sur plusieurs hectares et se composent de restaurants, d’entreprises qui réalisent les œuvres souvent monumentales ou qui vendent les fournitures nécessaires aux artistes, de magasins pour acheter de la nourriture, des vêtements, mais surtout des espaces d’expositions immenses. Ces lieux gigantesques sont souvent des galeries privées (centre d’art UCCA au 798, LDX contemporary art center et Sunshine international museum à SongZhuang) qui offrent une succession de très grandes salles de 8 à 10 mètres de haut.
Nous sommes dans la démesure et les œuvres présentées sont de très grandes dimensions. Nos musées et nos lieux d’exposition de notre région paraissent minuscules à côté de ces espaces. Il n’y a pas de comparaison à faire avec les galeries privées de nos villes du Nord. À Beijing, c’est vraiment un autre monde.






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